Les postes de mahouts offerts par le Département des Forêts, principal employeur dans ce domaine, sont en baisse depuis la fin des grandes captures ou Kheddas en 1972, et la fin de l'exploitation forestière en 1994. Les vétérans de cette profession, qui ont pu acquérir une immense expérience aux cours des Kheddas et de l'exploitation forestière, emportent avec eux de véritables trésors de savoir-faire lorsqu'ils partent à la retraite. La formation des jeunes recrues n'est pas assurée et ils apprennent sur le tas sans pouvoir évaluer le niveau de leurs connaissances ni corriger leurs erreurs de pratique, d'autant qu'aujourd'hui, leur activité se limite essentiellement aux promenades touristiques qui n'offrent pas de véritable challenge et ne motivent pas les mahouts.
La fondation propose à des jeunes issus de ces communautés, souvent sans travail, de venir s'occuper des éléphants, Kalpana et Kunti. Des mahouts retraités partagent ainsi leur savoir-faire sur :
Depuis plus de 12 ans, à travers des observations auprès de nombreux mahouts de diverses régions de l'Inde et d'Asie du Sud-Est, Prajna Chowta a élargi les connaissances sur d'autres aspects de la tradition des mahouts :
Ainsi, depuis 3 ans, une douzaine de jeunes mahouts ont travaillé avec la fondation. Certains ont quitté la fondation pour trouver du travail à l'extérieur et s'occupent d'autres d'éléphants. D'autres sont restés ou sont revenus et ont développé un intérêt particulier pour l'observation des éléphants sauvages.
Aane Mane Foundation leur assure un salaire, des primes lors de missions particulières, des vêtements de travail, une assistance médicale, le gîte et une alimentation saine et équilibrée. Par ailleurs, la démarche de la fondation tend à les responsabiliser, autant vis-à-vis des éléphants dont ils s'occupent que du matériel et locaux mis à leur disposition.
Tout est décidé en commun et leur attachement à cette activité démontre leur adhésion aux valeurs d'intégrité et de professionnalisme que partage la fondation et qui s'effritent visiblement dans la plupart des camps d'éléphants du Département des Forêts.
Pour preuve, les officiers du Département rendent visite régulièrement au camp et s'intéressent à nos méthodes de travail.
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